J'ai lu dans tes yeux que tu pensais, profondément, que je ne voulais plus de toi. La chose la plus absurde, la plus ridicule qui soit. Comme si je pouvais exister sans toi...! ஐ
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Avant toi, ma vie était une nuit sans lune . Très noire même si il y avait des étoiles, des points de lumières et de raisons...Et puis tout à coup tu as traversé mon ciel comme un météore . Soudain tout brûlait, tout brillait, tout était beau . Quand tu as disparu, quand le météore est tombé derrière l'horizon, tout s'est de nouveau assombri . Rien n'avait changé sauf que mes yeux avaient été aveuglés par la lumière . Je ne distinguais plus les étoiles et la raison ne signifiait plus rien.
J'avais beau lutter pour ne pas songer à Lui, je ne tenais pas pour autant à l'oublier. J'avais peur que, plus tard dans la nuit, lorsque l'épuisement de l'insomnie...briserait mes défenses, ne m'échappe la mémoire de Lui. Plus généralement, je craignais que mon esprit fit le tri et que, un jour, je ne sois plus capable de me rappeler précisément la couleur de ses yeux, la sensation de sa peau froide ou la tessiture de sa voix. Si je ne me permettais pas d'y penser, j'exigeais cependant de m'en souvenir. Parce qu'une seule chose m'était nécessaire pour continuer à vivre savoir qu'il était. C'est tout. Le reste, j'étais à même de l'endurer. "
J'en appelai à la délivrance de l'inconscience. Malheureusement, je ne m'évanouis pas. Les vagues de souffrance qui, jusqu'à alors, s'étaient contentées de m'effleurer se soulevèret en rugissant avant de s'abattre sur moi et de m'engloutir. Je sombrai.
Je ne partirai nulle part sans toi...
Toi seule pouvait être plus importante que mes désirs...mes besoins...
Or, je désire et j'ai besoin d'être avec toi. Je sais que je n'aurai plus la force de repartir.
Il y eut un éclair, un souffle inattendu. Mes paupières se soulevèrent d'un coup. Les feuilles d'un petit érable s'agitaient encore dans la brise que son brusque départ avait provoquée. Je l'avais perdu.
(Stephanie Meyer)